C’est un mauvais garçon, il a des façons pas très catholiques…

1 avril 2012

Non classé

                 « Le jeudi 3 février 1583, M. Rapin, Vice-Sénéchal de Fontenay-le-Comte, accompagné de ses soldats, au nombre de 25, tuèrent à Réaumur 40 ou 50 voleurs, qui, sous ombre d’être de compagnie, pillaient et rançonnaient les pauvres rustiques du plat pays, et violaient les femmes, sauf un ou deux desdits voleurs, dont l’un estait sergent de leur compagnie, qu’il fit conduire audit Fontenay, où il le fit pendre. »   

            Les bandits inspirent une chanson : celle des trente voleurs de Bazoges (ou de Vendée) :

                         I’ étions rassemblés trente, / Trente voleurs ensemble,

                       Tous habillés de blanc / Pour voler les marchands…

                        Nous en furent à Nantes / A Nantes au marché vendredi   

                        Vendre à bien bon marché / Ce qui nous a rien couté …

            Quelques années plus tard, mourrait sur une roue d’un bon diamètre, un autre brigand, Louis Mandrin né en 1724. Bandit de grand chemin il recrute des déserteurs pour se lancer en 1750, dans la contrebande sur les chemins savoyards. De plus, il s’attaque aux Fermiers Généraux, qui ne sont pas des paysans pratiquant la polyculture, mais ces collecteurs d’impôts peu aimés, à vrai dire, de la population qui prend grand plaisir au délestage.

C’est un mauvais garçon, il a des façons pas très catholiques…   Numériser0002-300x225

 

            Démarquée de la complainte des collègues de Bazoges, celle particulièrement réussie de Mandrin s’inspire pour la mélodie de l’opéra « Hippolyte et Aricie », la bonne soupe de Rameau.

                        La première volerie /Que je fis dans ma vie

                        C’est d’avoir goupillé / La bourse d’un, vous m’entendez

                        C’est d’avoir goupillé /La bourse d’un curé.

            Porté au rang de bandit d’honneur, Mandrin bénéficie d’un réseau de complicité dans le monde rural, lui permettant de passer entre les pièges des dragons, attaquant au passage, et un peu partout des prisons pour en faire sortir d’autres ou de futurs contrebandiers qui, par nature, aiment mieux la vie au grand air.

            Mais,  les meilleures choses ont une fin  et  

                        Ces messieurs de Grenoble / Avec leurs grandes robes

                        Et leurs bonnets carrés,  / M’eurent bientôt, vous m’entendez,

                        Et leurs bonnets carrés,  / M’eurent bientôt jugé…

            La chanson n’a évidemment rien à voir avec l’histoire réelle. Juste un hommage. Même si il y aura encore des gens pour s’en plaindre :

            « Le malheur est que tout le peuple est pour ces révoltés, puisqu’ils font la guerre aux fermiers généraux que l’on répute très riches » note un magistrat avec la pertinence qui fait la qualité de la corporation.                

                     On est en 1754. Encore quelques années de patience  ……

 

 

 

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